#Noilly/monJules

Chroniques ropsiennes

C'est mon Jules

Derrière cette expression désuète qui désignait autrefois un souteneur ou un maquereau mais également un petit ami ou un compagnon, se cache une « découverte » qui s’inscrit dans le cadre de l’histoire des collections de l’œuvre de Félicien Rops[1].

« Mes deux plus belles collections sont ici à Paris : Mr Noilly a la plus complète, l’autre est à Londres chez Legros le peintre[2] ».

Entre 1878 et 1881, Rops réalise pour un certain Jules Noilly, bibliophile parisien, l’une de ses séries les plus emblématiques et représentatives de son œuvre : Cent légers croquis sans prétention pour réjouir les honnêtes gens. Cette vaste comédie humaine se compose de 114 dessins rassemblés par cet amateur en deux albums accompagnés d’un frontispice, d’une postface et de dix dizains, préludes à dix dessins réalisés avec des techniques mixtes comme l’encre, le crayon, le pastel ou encore l’aquarelle.

Félicien Rops, Frontispice général. Amour hissant la Vérité sortant du puits. Série des Cent légers croquis, 1878-1881, aquarelle, craie blanche, crayon graphite, crayon gras, crayons de couleur, pierre noire, sanguine sur papier, 22,4 x 15,2 cm. Collection privée, en dépôt au musée Rops, inv. BON D 008

Entre les 15 et 20 mars 1886 a lieu à Paris une vente exceptionnelle de livres rares de la collection de J. Noilly[3]. Si le catalogue de cette dernière constitue une référence pour l’histoire de l’école romantique, on y retrouve la mention des deux albums de la série des Cent légers croquis[4]. Montés sous passe-partout bleu clair et relié en plein maroquin rouge par le célèbre relieur Marius Michel (1846-1925), les dessins seront dispersés quelques années plus tard.

Depuis au moins le début du XXe siècle, l’historiographie a toujours précisé que la dispersion de la collection Noilly avait eu lieu lors de son décès en 1886. Des recherches récentes, notamment en généalogie, tendent à montrer que certaines informations sont erronées et doivent donc être revues.

Le nom de famille Noilly tire ses origines dans la région du Beaujolais, située au nord de Lyon. C’est d’ailleurs dans cette ville que la famille va s’installer entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle. Elle est à l’origine de la fondation de la maison de fabrication de vermouth « Noilly-Prat & Cie ». Louis Noilly (1801-1865) qui avait racheté les parts de la société à son père en 1828 eut trois enfants : Marie-Joséphine (1823-1883) ; Anne-Rosine (1825-1902) qui épouse Claudius Prat en 1844 ; et Jean-Marie, dit Joanny, né en 1828. Jules n’est en réalité pas le prénom du collectionneur qui nous intéresse[5], contrairement à ce que laissent penser les recherches antérieures.

Acte de décès de Jean-Marie Noilly, Archives de la ville de Paris

Les archives de la Ville de Paris ont permis de retrouver l’acte de décès ainsi que le lieu d’inhumation de Jean-Marie Noilly, dit Jules. On y apprend qu’il est décédé le 31 mai 1889 à l’âge de 61 ans et qu’il est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris. Noilly est veuf d’un premier mariage avec Anne-Marie Brundschy (1823-1878) et il s’est ensuite remarié avec Eugénie-Marie Daluzeau (1856- ?). Les témoins du décès repris sur l’acte étaient Émile Deraine (1848-1920), avocat et secrétaire-rédacteur à la Chambre des Députés ainsi que Henry Céard (1851-1924), Sous-Conservateur de la Bibliothèque de la Ville de Paris. La présence de ce dernier atteste que Jean-Marie Noilly entretenait des relations dans les milieux littéraires et intellectuels parisiens.

Le bibliophile tient sa fortune personnelle en grande partie de l’héritage familial. Faute d’intérêt probablement, il vend ses parts de l’entreprise paternelle à sa sœur Anne-Rosine en 1865[6]. Il est surtout animé par sa collection de livres rares. Sa bibliothèque se compose notamment de plus de 570 ouvrages en éditions originales des principaux écrivains de l’école romantique mais également d’importants ouvrages de la littérature française, tout genre et toute époque confondus.

Catalogue de livres rares et curieux, anciens et modernes et d’une précieuse collections de livres de l’école romantiquecomposant la bibliothèque de M. J. Noilly, Paris, Veuve Adolphe Labitte, 1886

On ne connait pas vraiment le contexte de la rencontre entre Noilly et Rops. Les premiers échanges épistolaires datent de la fin de l’année 1877 mais le premier collectionne déjà le second[7]. Il semblerait que les deux hommes aient été mis en contact par Alice Lafève (?- ?), marchande d’art et d’antiquités de la rue d’Amsterdam[8] à Paris. Cette dernière garde un rôle d’intermédiaire entre le graveur et le collectionneur dans les premiers temps de la création des Cent légers croquis[9]. 

« J’ai appris, Monsieur, – depuis peu de temps cependant, parce que Cadart me laissait ignorer votre nom, suivant l’usage de la plupart des marchands, – que vous me faisiez l’honneur de me collectionner & je serai très heureux de faire votre connaissance.[10] »

Ce qui est certain en revanche, c’est la communauté d’idées autour de la série des Cent légers. Noilly a envoyé des notes descriptives à Rops qui avait déjà réalisé quelques dessins auparavant.

« En relisant les notes que vous m’aviez remises, relatives aux sujets à faire pour les ‘Cent Croquis’ j’ai constaté, avec plaisir, qu’il existait entre vos idées & les miennes une conformité qui m’avait déjà frappé lors de notre entrevue, & qui me rendra facile l’exécution de vos projets écrits. Je vais vous en donner une preuve qui vous étonnera : Dans vos projets, j’en trouve trois, dont j’ai fait les croquis depuis deux ans & même avant »[11]

Rops a envoyé au compte-goutte les dessins des Cent légers à Noilly ; ainsi la chaîne de production suit son cours avec le regard des deux hommes. La confiance semble manifeste à tel point que le namurois propose de lui montrer sa célèbre Pornocrates.

« Je vous envoie la liste des dessins déjà faits pour les Cent Croquis & je vous la remets ci-jointe, afin que nous collationnions. Je vous ai fait parvenir soixante-dix-sept dessins avec les trois derniers que j’envoie aujourd’hui à Mme Lafève. En plus : Le frontispice des Cent Croquis et les frontispices des 1er 2e 3e 4e 5e 6e 7e dizains. Restent donc vingt trois dessins, plus les deux frontispices du 8e & du 9e Dizain & un dessin de Postface. […] Je viens de terminer & je crois d’une façon assez heureuse, une grande étude de femme d’après mon nouveau petit modèle, que j’ai eu la cruauté de faire poser par 8 dégrés sous zéro (!), nue comme la Vérité. L’Art rend féroce. Je l’enverrai à Mme Lafève qui vous soumettra ce dessin qui me paraît curieux & intéressant : Une grande femme nue sur une frise, les yeux bandés, conduite par un cochon ‘à queue dorée’. Voilà l’œuvre et elle a pour titre : Pornocratie[12] »

La presse et les revues spécialisées font écho de la qualité exceptionnelle de la collection de Jean-Marie Noilly[13]. Octave Uzanne (1851-1931) la détaille dans la revue Le Livre, dont il est le rédacteur en chef[14]. Les superlatifs ne manquent pas pour souligner l’importance de l’œuvre de Félicien Rops. Le Namurois évoque plusieurs fois la vente Noilly dans sa correspondance. Quelques jours après la vente, il est très fier d’écrire à l’imprimeur Léon Évely :

« Je n’ai pas à vous dire Mon Cher Evely, que depuis trois ans mes croquis & mes dessins ont triplé de valeur. Un album de cent légers croquis, très imparfaits, a monté hier à la vente Noilly à la salle Drouot à 15,000 francs & d’emblée. Il a été même retiré à ce prix[15] »

Félicien Rops, Le Spectre de la Loi. Série des Cent légers croquis, 1878-1881, gouache, aquarelle, pierre noire, pastel et crayons de couleur sur papier, 26,4 x 18 cm. Les Amis du musée Rops, en dépôt au musée Rops, inv. AMIS D 009

La vente apparaît également dans le journal des Goncourt à la date du mardi 9 mars 1886 : « On va vendre ces temps-ci la bibliothèque d’un bibliophile qui avait fait relier ses livres en harmonisant autant que possible la teinte du maroquin avec le sentiment du texte. Ainsi, le bleu avait été choisi pour les romans intimes, le vert pour les romans champêtres et les voyages, le citron pour les satires, les épigrammes, le fauve pour les sujets populaires, le rouge pour les romans à tendance de réforme sociale. Imagine-t-on l’imbécilité de cet amateur nommé Noilly et qui avait trouvé le moyen d’enfermer la prose et la poésie de Hugo dans les trois couleurs, avec des différences dans les teintes indiquant la nuance politique de l’auteur dans le moment ?[16]  »

Nous ignorons les motivations exactes de Noilly quant à la vente de sa collection. Emile Paul (1847-1911), l’expert responsable de celle-ci précise dans la préface du catalogue de 1886 que « M. Noilly n’a épargné ni argent, ni soins, ni peines, pour faire de cette collection la plus belle et la plus importante qui ait jamais été formée ». Il semble qu’il n’y a pas une volonté du collectionneur de garder une forme de contrôle sur sa collection puisque Emile Paul précise que « nous n’avons pas voulu laisser se disperser cette collection sans profiter de l’occasion qui s’offrait à nous de donner une description détaillée de tous les ouvrages qui la composent. » Le soin apporté aux reliures et la recherche d’harmonisation dans le choix des couleurs du maroquin avec le texte ainsi que la cohérence de l’ensemble laissent penser que le bibliophile a estimé avoir atteint son objectif de départ : la constitution de la plus importante collection de livres de l’école romantique.

Lors de la première vente de la bibliothèque d’Octave Uzanne les 2 et 3 mars 1894 à l’Hôtel des commissaires-priseurs, rue Drouot, 9 à Paris, salle n° 10, ce dernier rapporte quelques informations intéressantes[17]. Il écrit que les Cent légers ont été achetés « plus de 20 000 francs par deux amateurs qui se sont partagés le trésor en tirant en deux lots égaux les pièces au sort ». Il ne donne en revanche pas d’indications sur l’identité de l’autre acheteur mais vante la qualité de ce que lui a acquis lors de la vente Noilly[18].  Parmi les 16 aquarelles proposées lors la vente de 1894, on peut citer Le Lait de Poule, Passé Minuit ou encore Le Spectre de la loi. Il semble donc que les Cent légers n’aient pas été dispersés lors de la vente de 1886 mais sans doute par Octave Uzanne quelques années plus tard.

Félicien Rops, Le Lait de poule. Série des Cent légers croquis, 1878-1881, pastel, aquarelle, gouache, sanguine et pierre noire sur papier, 23,2 x 16,2 cm. Musée Félicien Rops, Province de Namur, inv. D 041

Mars 1894 : Gustave Cahen (1848-1928) fait l’acquisition de plusieurs aquarelles auprès d’Octave Uzanne. Il les vend en juin 1929[19].

Novembre 1896 : Holzter (un collectionneur non identifié) vend une petite dizaine de Cent légers dont Le Lait de poule acquis en 1894[20].

Avril 1897 : deux frontispices, La Parade et La Femme au cheval de bois, qui ont été reproduits et gravés pour Féminies (Octave Uzanne, Paris, Académie, 1896) sont proposés dans la catalogue de la vente Tricaud[21].

Février 1898 : Hans Weidenbusch met en vente une dizaine de Cent légers croquis dont Perquisition, présent à la vente Uzanne en 1894[22].

Avril 1902 : un catalogue d’une collection non identifiée dirigé par l’expert Lucien Moline mentionne 7 autres dessins de la série dont Vénus et Cupidon ainsi que Le Bibliothécaire[23].

Les Cent légers croquis deviennent très difficiles à tracer à partir du début du XXe siècle. La dispersion des planches en constitue l’explication la plus plausible. L’on sait que certains passent notamment dans la collection de M. et Mme Germain Seligman (les dessins furent alors estampillés à ce nom), puis vendus au marchand londonien Hazlitt, Gooden & Fox et ensuite acquis par un collectionneur privé (non identifié) en 1979 chez ce marchand londonien. Nous savons que certains exemplaires se trouvent dans des collections privées à l’étranger mais d’autres ne sont ni identifiés, ni localisés.

Félicien Rops, Vénus et Cupidon ou L'Amour mouché. Série des Cent légers croquis, 1878-1881, pastel, gouache et pierre noire sur papier, 21,8 x 14,8 cm. Fédération Wallonie-Bruxelles, en dépôt au musée Rops, inv. CFR D 013 - APC 311

« Je suis inquiet des Cent Croquis de Noilly. Je tiens beaucoup à cette collection & cela m’ennuierait fort si cela se mettait à voguer au diable. »[24]

Le musée Félicien Rops possède aujourd’hui 44 dessins originaux de la série des Cent légers croquis dont certains sont des études préalables.

[1] Nous tenons à remercier vivement notre collègue Caroline Christophe qui est à la l’origine des recherches qui suivent.

[2] Lettre de Félicien Rops à [Edmond] Picard, s.l., 16 avril 1879, www.ropslettres.be, n° éd. 2286

[3] L’on sait que la vente de la collection Noilly a généré la somme de 114,639 francs : Paul Eudel, L’Hôtel Drouot et la curiosité en 1885-1886, avec une préface par Émile Bergerat, Nombreuses illustrations par Job et Comba, sixième année, Paris, G. Charpentier et Cie éditeurs, 1887, p. 261.

[4]Catalogue de Livres Rares et Curieux, Anciens et Modernes et d'une précieuse collection de livres de l'École Romantique composant la Bibliothèque de M. J. Noilly, Paris, Veuve Adolphe Labitte, 1886. L’album des Cent croquis porte le numéro de lot 1046 dans le catalogue. On s’aperçoit également que le collectionneur possédait également une importante collection de gravures et de dessins originaux (voir lots 1010 à 1042 ainsi que 1043 à 1045).

[5] Depuis le début du XXe siècle, le prénom « Jules » pour désigner le bibliophile est utilisé dans l’historiographie car les différents catalogues de vente et les quelques mentions de ce dernier dans la presse du XIXe mentionnaient « J. Noilly ». Il semble que par commodité, Jules ait été retenu parce qu’il était plus fréquent que Jean-Marie. Pour l’anecdote, le XIXe siècle était appelé « le temps des Jules » : Jacques Dupâquier, Jean-Pierre Pélissier, Danièle Rebaudo, Le temps des Jules - Les prénoms en France au XIXe siècle, Paris, Éditions Christian, 1987

[6] Jean-Paul Fontaine, « À l’heure du vermouth : les reliures de Joanny Noilly (1828-1889), le plus grand collectionneur de romantiques », Histoire-bibliophilie.blogspot.org, publié le15 mai 2023, consulté le 30 juin 2026 ; Xavier et Henri Isaac, Note généalogique sur la famille Noilly, première version en 1987 et mise à jour en avril 2023, consulté le 30 juin 2026, p. 15-22.

[7] Les Cent légers croquis ne sont pas les seules œuvres de Rops collectionnées par le bibliophile. En effet, outre les livres érotiques avec frontispice par le Namurois et quelques lithographies, l’on sait que Noilly possédait un album de 153 eaux fortes rares des débuts (les tirages sont datés de 1863-1869) dont les 122 premières formaient la tête de collection de l’éditeur alençonnais Auguste Poulet-Malassis (1825-1878).

[8] Alice Lafève devait également vendre des livres d’estampes japonaises car il est vraisemblable que les volumes de botanique que Rops possédait dans sa collection aient été acquis auprès de cette dernière vers 1878 : voir Thomas Cleerebaut, « Japoniaiserie ! Félicien Rops et la modernité japonaise », Véronique Carpiaux & Thomas Cleerebaut (dir), Japoniaiseries. Fantaisies japonaises au temps de Félicien Rops, catalogue de l’exposition, 18 octobre 2025 au 15 février 2026,  Musée Félicien Rops - Province de Namur, Stichting Kunstboek, 2025, p. 76

[9] Félicien Rops a conclu un accord commercial avec Alice Lafève vers décembre 1876. Elle est partie prenante du projet des Cent légers croquis au moins jusqu’en 1878. Voir Véronique Carpiaux, « Cet album du diable dont les Cent croquis ont été le prélude… », Carpiaux Véronique & Comar Philippe (dir.), L'Album du Diable. Les Tentations de Félicien Rops, catalogue de l'exposition, 19 octobre 2024 au 9 mars 2025, Musée Félicien Rops - Province de Namur, Snoeck éditions, 2024, p. 48

[10] Lettre de Félicien Rops à [Jean-Marie] [Noilly], Paris, Hôtel d’Espagne, 26 Rue Tronchet, 27 décembre 1877, www.ropslettres.be, n° éd. 1631

[11] Lettre de Félicien Rops à [Jean-Marie] [Noilly], Mettet, Château de Thozée, 28 janvier 1878 www.ropslettres.be, n° éd. 1632

[12] Lettre de Félicien Rops à [Jean-Marie] Noilly, Marlotte, Hôtel Mallet, 12 décembre 1878, www.roplettres.be, n° éd. 1637

[13] Daan Van Heesch, « Inter amicos : Félicien Rops and the Private Lives of Art », Jonas Beyer & Daan Van Heesch (dir.), Laboratory of Lust, catalogue de l’exposition, 6 mars au 31 mai 2026, Kunsthaus Zürich, Hirmer, 2026, p. 81-87.

[14] Octave Uzanne, « À propos rompus », Le Livre : Bibliographie moderne, Quatrième Livraison, 7e année – 10 avril 1886, n° 76 . p. 173-175

[15] Lettre de Félicien Rops à [Léon] Évely, Paris, 22 mars 1886, www.ropslettres.be, n° éd. 0517

[16] Edmond et Jules de Goncourt, Journal. Mémoires de la vie littéraire 1866-1886, Texte intégral établi et annoté par Robert Ricatte, II, Paris, Robert Laffont, 2014, p. 1225.

[17]Notes pour la bibliographie du XIXe siècle. Quelques uns des livres contemporains... tirés de la bibliothèque d'un écrivain et bibliophile parisien dont le nom n'est pas un mystère [Oct. Uzanne]... [Vente les 2 et 3 mars 1894, hôtel des ventes, rue Drouot.]. 1894, p. 134-139, lots 379-381.

[18] Dans L’Hôtel Drouot et la curiosité, Paul Eudel précise qu’un certain M. Schiff a acquis l’album des Cent légers pour 15 000 francs (voir Paul Eudel, L’Hôtel Drouot et la curiosité en 1885-1886, […], Paris, G. Charpentier et cie, éditeurs, 1887, p. 261. Néanmoins, Ottokar Mascha (1852-1929) dans son Félicien Rops und sein Werk (Munich, A. Langen, 1910) nous rapporte que c’est bien Octave Uzanne qui en a fait l’acquisition pour la somme susmentionnée.

[19] Collection Gustave Cahen. Quatrième vente. Catalogue des estampes modernes. […], 1929 (commissaire-priseur M. F. Lair-Dubreuil / Expert M. Jean Cailac), lot 260 à 263 : il s’agit de Démangeaison, Les Gaillards d’arrière, Le Chemin de la Cour d’Assises et La Leçon d’hygiène.

[20]Catalogue des œuvres de Félicien Rops. Dessins, aquarelles, eaux-fortes, lithographies, gravures avec Dessins et Autographes en marge composant La Collection de M. H*** […], avec une préface de E. Ramiro, Paris, Imprimerie Maulde et Renou, 1896 : les aquarelles et dessins portent les numéros de lots 1 à 48.

[21]Catalogue des œuvres de Félicien Rops […], Collection de M. T*** [Auguste Tricaud], […], avec préface de E. Ramiro, Paris, Imprimerie Maulde et Renou, 1897. Auguste Tricaud (1846-1921) est surtout un collectionneur d’estampes comme en témoigne les 391 premiers lots. Les deux Cent légers du catalogue sont le frontispice du deuxième volume et le frontispice du dernier dizain. Ramiro précise que le joyau de la collection de dessin est sans conteste Le Scandale.

[22]Catalogue des Aquarelles, Dessins, gravures & peintures par Félicien Rops, composant la collection de M. H. W. [Hans Weidenbusch] […], préface d’E. Ramiro, Paris, Imprimerie Georges Petit.

[23]Catalogue des eaux-fortes, lithographies, aquarelles, dessins, […], 1902, Paris, Imprimerie de l’Art, E. Moreau et Cie, 1902.

[24] Lettre de Félicien Rops à Maurice [Bonvoisin], Paris, 29 septembre 1879, www.ropslettres.be, n° éd. 3515

Découvrir d’autres chroniques

Les sables du Sahara, l’Infâme Fély en Orient

Giuseppe DI STAZIO

Les sables du Sahara, l’Infâme Fély en Orient

Lire la chronique

Strange America, chronique d’un voyage aux États-Unis

Giuseppe DI STAZIO

Strange America, chronique d’un voyage aux États-Unis

Lire la chronique

Les ateliers de Rops - Partie 2

Véronique CARPIAUX

Les ateliers de Rops - Partie 2

Lire la chronique