La Province de Namur, au coeur de votre quotidien
Naissance
1858
Sexe
Féminin
Fille du peintre Louis Dubois (1830-1880) et de Françoise Le Grand (1828-1870)
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Page 1 Recto : 1Mardi 21 juillet 1880Mes Chers amisJe suis absolument bien embêté de ce que j’ai fait, mais vous allez voir qu’il n’y a nullement de ma faute ou plutôt qu’il n’y a de notre faute ni aux uns ni aux autres : Je reviens d’Espagne, tous les Belges que je rencontre ici me parlent de l’Exposition de notre ami Dubois, je lis dans les journaux spéciaux des comptes rendus de la chose, je t’écris Mon Vieux Lambrichs de m’envoyer des nouvelles, tu ne me réponds pas & le surlendemain de l’envoi de ma lettre, je reçois une lettre me demandant mon prix pour l’achat des Cigognes. J’ai cru que c’était toi, qui me faisait parvenir officiellement cela par l’entremise de Rousseau !!J’étais très embarassé, la lettre avait été envoyée chargée rue Labie 13. Il y avait quatre jours que je n’avais été rue Labie, car si la lettre était timbrée du surlendemain de l’envoi de la mienne, comme je te l’ai dit tout à l’heure, je ne l’ai tenue en main que quatre jours après son arrivée. Et onPage 1 Ve
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Page 1 Recto : 1 Mon Cher Louis J’ai envoyé à Taelemans un grand dessin La Tentation de St Antoine. J’ai rêvé cela. J’ai voulu tout simplement peindre une belle fille dont j’ai toujours été très amoureux & voilà tout. Je ne sais pas si je suis « vieux jeu ou nouveau jeu » ce que je disais à quelques uns de nos amis mais je me fiche de cela je me laisse aller à mon sentiment & à ma nature & je ne veux pas en savoir plus long. – Dis moi ce que tu penses de cela Je sais que tu es de ceux qui ne voient pas avec une petite lunette. Le dessin est 277 Rue Rogier à l’atelier de Taelemans. Nos lettres dernièrement se sont croisées. Comme tu as pu le voir nos pensées étaient d’accord. Que je voudrais t’avoir ici, tu me manques plus que je pourrais te manquer, & ta conversation tonique claire & bien portante me ferait grand bien. – Malassis est mort, spirituellement Page 1 Verso : 2 et nettement comme il avait vécu. Grande perte que celle de ce vrai Français. Le vaillant esprit ! Je me trouve s
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Page 1 Recto : 1CroquisF.R. Mauvaise très mauvaise épreuve !! Mal tirée par un âne.6 mai 1880Mon Cher VieuxJe ne trouve rien qu’une mauvaise épreuve de « l’oracle du Hameau » que je trouve sous ma patte, comme cette planche fait partie de la collection dont je t’ai réservé des épreuves, tu peux sacrifier celle ci sans remords.– La perte de Louis Dubois m’a été très sensible. On reste toujours fidèle aux premiers amis – on ne les remplace pas, & lorsqu’ils ne sont plus, on oublie leur défauts pour ne se souvenir que de leurs qualités. Comme artiste d’ailleurs il avait assez de talent pour se faire pardonner beaucoup de choses. Tu me diras où tout cela en est relativement à la maison & ce que les enfants deviennent ou vont devenir. Fera-t on une vente ? Si on en fait une je pourrai envoyer une peinture ou un dessin. Tu sais que je ferai d’ailleurs, ce que tu décideras de faire. Il m’est de toute impossibilité de me trouver à Bruxelles avant le 1er Juin. Je n’ai juste que le temps nécessa
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Page 1 Recto : 1Petite rue Francart.Mon Cher LouisJe t’ai écrit tout à l’heure pour te dire que je n’avais que quelques jours à passer ici & que je désirais dîner en ta bonne Compagnie chez le bon Lebailly. Je viens de le voir & nous sommes convenus de dîner ensemble Jeudi à 6 heures, heures militaire. Je t’avais dit que j’irais au Salon à 2 heures – Nenni ! J’en ai assez, tes deux choses sont très bien & tu n’as jamais rien modelé de mieux que la tête de ta petite joueuse de billard. Je baise les mains de ta femme aussi haut qu’elle voudra bien me le permettre & j’embrasse ma filleule de mon droit de parrainÀ toi Mon Vieux –Je travaille & je ne bouge pas de chez moiFély
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Page 1 Recto : 118 maiMon Cher Edmondje te remercie de ta bonne lettre, qui m’a fait éprouver de tristes émotions mais qui était attendue avec impatience. On s’intéresse à un ami jusqu’à sa dernière minute & tous ceux que j’interrogeais ici me répondaient à peine & ne me donnaient pas de détails. – Tous les amis se sont bien conduits, j’en suis heureux. – On est venu un peu tard au secours, mais ce n’est pas notre faute à nous deux.– Naturellement Mon Vieux, les deux tableaux que j’ai de Dubois appartiennent à son exposition & à sa vente – J’ai payé Les Cigognes douze cents francs et j’ai pris ou plutôt Dubois m’a donné la Table de Jeu pour quinze cents francs qu’il me devait. – Je laisserai la table de Jeu pour 1200 frs et les Cigognes pour le même prix. Tout ce qui dépassera ce prix appartiendra à la Succession. Les Cigognes sont chez Wilson sans cadre. Le Cadre d’ailleurs ne consistait si tu te le rappelles qu’en un encadrement de menuisier : composéCroquis– or / noir / – or /d’une
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Page 1 Recto : 1 17 Rue Mosnier 10 Juillet 1877 Personnelle Mon Cher Louis, Je comptais te parler de vive voix ma réponse, voilà pourquoi je n’ai pas répondu tout de suite à ta bonne vieille lettre. J’espérais aller passer quelques jours à Bruxelles & avoir le vrai plaisir de vous voir, ta femme & toi. Mon éditeur Lemerre en décide autrement, j’ai « un tas » de dessins à lui « livrer » fin courant, je me résigne, & force m’est bien de t’écrire ; je remets mon voyage de quelques mois. Parlons d’abord de vous. J’ai été très heureux d’apprendre l’établissement de la maison Dubois – (Rops & Confections) rue Thérésienne. C’est une excellente idée que ta femme a eu là, nulle doute qu’elle ne réussisse, avec ses aptitudes, son expérience & son entente des affaires, le succès est à peu près certain. Il faudrait avoir une mauvaise chance pour que le contraire arrivât. Puis la question des filles, question toujours difficile, trouvera là une solution toute faite. Encore une fois excellente i
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Page 1 Recto : 1 Mon cher Louis, Je t’ai manqué de quelques heures à Namur, tu venais de partir, j’en ai été fort embêté, il y a trois mois que je n’ai mis le pied à Bruxelles & j’aurais voulu avoir des nouvelles de tes enfants : filles, garçons & tableaux. J’avais en outre de la part de ma femme & de la mienne à te faire une proposition que je vais te faire d’emblée, si elle te convient tu l’accepteras, si elle ne te convient pas tu la refuseras. Voici : Ma femme est fanatique du portrait de Mme Simonis, moi je trouve cela une très belle chose & j’ai fait des pieds & des mains pour qu’on te l’achète à Namur, mais ce sont des abrutis. Tu nous dois, - (& crois bien que ce n’est pas pour te le rappeler que j’écris ceci,) encore quelques petites sommes : 500 frs de mon beau père pour 250 frs d’argent prêté à différentes époques & dont j’ai tenu note comme je fais d’habitude ; veux-tu me céder le portrait de Mme Simonis & nous passerons l’éponge sur tout cela. – J’y ajouterai un dessin (ve
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Page 1 Recto : 1 Mon Cher Louis, Tu n’as pas répondu à ma lettre – Il y a eu je crois quelques difficultés de Commerce entre Léontine & ta femme, naturellement cela ne nous regarde pas. Je ne me mêle jamais des histoires de femme. C’est un principe. C’est exactement ce que j’ai répondu à Rosa Venneman qui me parlait il y a quelques temps de ta femme. Pour moi les hommes doivent toujours rester en dehors de ces choses-là & j’ai raison, absolument. Je te demandais donc – puisque tu m’avais le premier offert de m’en donner, - des renseignements sur les Wandekerkove. Je ne crois pas que Léontine ait l’intention de s’associer avec eux car elle va faire un contrat avec un des premiers couturiers d’ici pour lui livrer des modèles en assez grand nombre à chaque saison. Elle y gagnera davantage, aura moins de peine, & plus de liberté. Comme elle n’a pas absolument besoin de faire du commerce & qu’elle a une petite fortune qui la met au-dessus du besoin, il serait stupide de sa part de se lancer