Lettre de Félicien Rops à [Théo] [Hannon]. [Paris], 1883/01/27. Bruxelles, Archives et Musée de la Littérature, ML/00026/0162
Page 1 Recto : 1Mon Cher VieuxImpossible de te faire la vignette, puisqu’il faut t’avouer les choses, je suis « vendu » – pour deux ans, & pour une somme respectable, à un Monsieur qui m’interdit tout dessin qui ne passe pas par ses mains. Peinture, pastel aquarelle, dessin, eaux fortes, dessins sur bois, sur papier, sur marbre, sur toile à voile etc & &. J’ai spécifié dans mon contrat que je restais le maître d’exécuter les ouvrages « commencés ou commandés » dont deux volumes de toi. – Il m’a « entrepris » j’ai le droit de faire ce qu’il me plaît, d’illustrer les livres que je veux, mais toute demande ou commande doit lui passer par les mains, & « il fait les prix». Inutile de dire ce qu’il y gagne ! Mais cela me sert beaucoup. D’abord la tranquillité, le plaisir de toucher chaque mois des ors aimables, puis les œuvres cotées à un prix estimable, cela a bien son charme. Du reste ce n’est que transitoire & le 1er janvier 1885, si le diable me prête vie, je reprends ma liberté.Notre am