Copie non autographe d'une lettre de Félicien Rops à Sabine [?], Paris, s.d. Fonds Félicien Rops, en dépôt au musée Rops, FFR LE 059
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Paris, mercredi soir
Ma chère belle Sabine, je veux vous écrire ce soir. Je ne trouve pas de papier à lettre, j’arrache deux feuillets d’un cahier de notes ; je suis un peu honteux de vous écrire sur ce chiffon d’imprimerie, mais je m’excuse en toute humilité et j’aime encore mieux vous écrire la dessus que de ne pas vous écrire du tout, ce qui serait pis ! Commençons par les choses utiles à dire mais froides à écrire, surtout lorsque l’on n’a que quelques minutes à soi et que l’on a tant de choses à dire, que l’on voudrait dire ! – D’abord le chapitre des précautions absolues à prendre et à observer : 1° le papier parfumé à supprimer, une lettre écrite sur papier parfumé ne peut ni se porter sur soi, ni se cacher, elle décèle partout sa jolie présence ; 2° Choisir un papier peu épais et fort ordinaire qui puisse se plier facilement, se glisser sous une enveloppe pour le retour des lettres, ne pas faire d’épaisseur, enfin se conduire et de dissimuler comme un billet d’