Numéro d'édition: 2068
Lettre de Félicien Rops à [Théodore Hannon]
Texte copié

Expéditeur
Félicien Rops
1833/07/07 - 1898/08/23

Destinataire
Théodore Hannon
1851/10/01 - 1916/04/07
Lieu de rédaction
s.l.
Type de document
Lettre
N° d'inventaire
ML/00026/0188
Collationnage
Autographe
Date de fin
1878/06/12
Lieu de conservation
Belgique, Bruxelles, Archives et Musée de la Littérature
Apostille
38 / s. d.
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De Stevens et quibusdam aliis
Notes pour servir à l’histoire artistique de notre temps
Mon Cher Théo
Quand tu viendras (& je t’engage à venir vers le 16 juin au prix de Paris) nous arrangerons ton frontispice, Ad majorem Diaboli gloriam, ce qui est l’épigraphe que je prendrai pour mon album du Diable une machine que je rumine depuis longtemps.
Je t’ai parlé de Stevens dans ma dernière lettre Mon Cher Théo, & tu me réponds en me parlant de la Tentation de St Antoine, – œuvre tout à fait fantaisiste, quoiqu’elle ne soit pas en dehors de l’Idée Moderne pour ceux qui savent lire entre les traits de crayon, mais qui n’avait rien à voir en cette affaire. Ne crois pas que j’aie voulu me mettre en parallèle avec Stevens ! Lorsque je parle art dans une lettre ou verbalement, je ne pense jamais à moi & je traite toujours mes confrères comme si j’étais un simple amateur d’art quelconque, – un avocat intelligent, – il y en a ; ou un marchand de caoutchouc vulcanisé qui aurait fait ses humanités & s’intéresserait aux choses. Du reste je n’ai pas donné ma note crois le bien. Je ne suis pas vieux, j’ai toutes mes dents, tous mes cheveux & deux maîtresses, convenablement chevauchées ainsi que le doit faire un bon fils du pays des Gaules, élève de Rabelais de Mathurin Regnier & de quelques autres raillards & bombanciers.
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Je ne redoute point de me mettre nu comme un faune, devant les belles dames, que le soleil dore mon échine au bord des fleuves, ou que la lampe discrète des boudoirs me caresse de sa clarté lunaire !! – Pareil aux Colonnes Vendôme & Trajane mon chibre arrogant se dresse en sa verdeur, défie les déboulonnements & fait rêver les pubertes. Si l’on me poussait à bout j’en trouerais les toiles de Singleneyer comme la pique d’Attila trouait les drapeaux de la Décadence ! Ah ! tu vois que je ne suis pas un vieux !! Parlons sérieusement : je t’assure que je ne considère tout ce que j’ai fait jusqu’ici, à part quelques machines de mœurs modernes, que comme œuvre d’esprit & de fantaisie.
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plupart de ses tableaux Rembrant est plein d’esprit & d’observation & cela ne nuit pas ! Et Callot ! et Rubens ! & Raphaël ! & tous les grands : RibeiraZurbaranVéronèse ? Et Goya ? – Si on admet le principe défendu par les gens sans imagination contre les intelligences de haut vol on arriverait à préférer les natures mortes de Jordaens à ses Bacchantes, & deux cuirasses de Vollon à la Chapelle Sixtine. – Je ne demande pas que notre école Belge sorte de ses traditions inhérentes à la race, au climat au sol, mais enfin Jean Steen est un bel artiste & il avait une jolie imagination ! – Il ne faut pas nous laisser dépasser par les photographes, Et je ne connais pas d’école plus vive plus spirituelle dans toute l’acception du mot que l’école flamande qu’on présente toujours comme une école d’êtres purement matériels, – au dix septième siècle & au seizième – Stevens, voilà pourquoi je t’en reparle, fait – en dehors de Belges – un four absolu indéniable, ici. On le juge sur cette Exposition & on a tort. Les gens comme Arthur Stevens on tant parlé de « grand art » à propose de Stevens, les marchands de tableaux « à découvert » l’ont tant comparé à Velasquez & à Michel Ange, que ces gros pavés d’ours lui sont retombés sur la tête & jonchent son jardin. On n’a plus gobé ces choses là qui se disent impunément à minuit au Cercle Artistique de Bruxelles, mais que l’on n’accepte pas si facilement ici. – On a rejeté les pavés & l’on a bâtonné les ours de Vanderdonck. Voilà tout. – Ici, Stevens est triste il faut bien l’avouer parce que la belle, savoureuse, & forte exécution qui en faisait dans son genre un maître peintre après Courbet, & le sentiment qu’il avait de certaines intimités parisiennes qui le
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mettait au nombre des peintres de la Modernité, (une modernité courte & petiote absolument conventionnelle mais enfin : « modernité ») tout cela a fléchi. Il y a dans cette salle aux Stevens une demi douzaine de tableaux médiocres, – pas mauvais, pis : médiocres tout simplement & un peu bebêtes. Deux portraits tout à fait faiblots : son fils, mal dessiné mal campé, peint en tons violacés, & sa fille un mauvais Reynolds & un Reynolds malade, comme si c’était d’un peintre hésitant & ne connaissant pas son métier, lui ! Stevens, un maître praticien ! Puis un tableau demi nature, bête à lui donner du foin à ruminer, « deux jeunes filles regardant un masque japonais » l’éternelle brune & l’éternelle blonde – d’aucune époque ! – Un grand tableau le plus important, le nouveau, des femmes du monde regardant « des bibelots japonais » avec un bébé regardant aussi, autant que son âge le lui permet, « des bibelots japonais !! » toujours ! Toujours !! – C’est fait « à l’aquarelle » en petites lèches, le fond est superbe, s’il n’y avait pas de personnages, – mais tous les bibelots « japonais » ont plus d’importance que les figures qui sont plus sottes encore que les deux femmes au masque « japonais. Et la plupart des machines sont de cet acabit. Je parle des « nouvelles » choses faites depuis deux ans. – à coté de toute cette vuiderie, le bon peintre qu’il est se retrouve encore dans un bout d’accessoire, dans une traîne de robe, dans des fonds splendides. Il y a là une tête peinte il y a six ans, vrai régal de peintre une tête d’enfant superbe, admirable, on mangerait de cette pâte là.
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Heureusement quoi qu’il arrive son œuvre est fait. Il a été & il sera encore parfois un merveilleux peintre d’accessoires & d’intérieurs. Il n’a jamais pu comme Courbet peindre un beau morceau de chair féminine. Le souffle lui manquait & quand il essayait de la grandir, sa peinture s’amincissait, se « laminait » sous l’effort, comme un crêpon Japonais (dont il a tant fait usage !) par l’effet de l’agrandissement. Dans deux ou trois tableaux ; Consolation, les Chasseurs de Vincennes, le Mercredi des Cendres, Petite Industrie, le modèle, il a entrevu un art plus grand, & il y serait arrivé & beau premier, si.... s’il n’y avait pas eu et Crabbe ! et Vanderdonck ! & Arthur ! qui lui ont fait produire à la vapeur autant qu’eux le voulaient. Arthur, l’homme aux bourdes & aux blagues, le type du marchand de tableaux, qui « roule » le client & fait dire aux journaux tout ce qui lui plait, & il s’en vante. – Je connais toutes ces tristes histoires que Balzac « Birotteauriserait » & qui sont tristes surtout parce qu’elles perdent les vrais peintres. Et celui là est un vrai peintre & il l’a toujours été. Mais c’est le ténor qui a foré sa voix. Ces maîtres de l’exécution s’ils n’y prennent garde sont perdus par l’exécution même, qui arrive au « tour de force » comme la danseuse de style qui veut épater son public arrive tout de suite à la saltimbanquerie. Et quand cette exécution fuit sous eux, comme leur art n’est pas très élevé ni comme pensée, ni comme esthetique il ne reste que peu de chose. C’est le cas de Stevens. – Il y a deux choses inouïes de faiblesse à cette exposition : « Un de Knyff coupé en deux sur un balcon regarde un modèle italien, – une « italienne » qui se détache sur un fond de jardin, – insensé à ne pas croire. – Et toujours, dans tous les tableaux de lui, il y
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a dans un coin le vrai peintre, le beau peintre qui se révèle. Sans en avoir l’air il a subi l’influence de beaucoup de gens. De Groux & Courbet l’ont impressionné beaucoup. Et ce qui lui a fait beaucoup de tort c’est l’influence des Fortuny & des Boldini. J’ai beaucoup étudiée cela & de près. Le robuste peintre qui peignait en belle & pleine pâte & quelle pâte ! brillante, grasse, rutilante, d’une belle couleur profonde, savante, a été inquiété par cette exécution nerveuse, vibrante, folle, des Fortuny des Boldini & de tous ces acrobates merveilleux de l’école de Madrazo.
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Daniele et Moïse des « Juivesses de tous pays ». – Il n’était pas un curieux, ne furetait point dans les boudoirs étranges pour y découvrir les finesses mystérieuses de la vie de Paris & les hasards des poses surprises. Il a fait venir son modèle à l’heure, l’habille, peint ce qu’elle a sur le dos & sa tête du jour, puis cela fait « la grande modernité » selon Arthur Stevens. – C’est un pur Flamand adorant la couleur & la peinture pour elle même, rendant merveilleusement les choses inertes, & tout cela me paraît une assez belle part d’artiste ! Je crois que nul peintre n’a mieux rendu un velours, un satin, les tons sourds des tentures dans les appartements parisiens & les valeurs de ton de tout cela. Quel bel œil & comme il voit juste quand il peut – à son aise, peindre ce qu’il voit ! Son gros œil reflète complaisamment toutes ces belles matérialités, il ne pénètre rien, s’arrête à fleur de peau, & se déclare satisfait de rendre les surfaces. Jamais il n’a eu le geste, ce geste que Fromentin & Delacroix ont cherché toute leur vie & que tous les grands peintres ont trouvé. Pas une de ses femmes n’a su ouvrir une porte & elle n’en avait pas besoin puisqu’elle était la pour faire admirer les bruns les bleus ou les rouges de son châle.
Je tenais à te dire mon opinion sur Stevens ou plutôt simplement à la dire. Je ne donne point mon opinion comme bonne, mais comme mienne ainsi que dit Montaigne, mais j’ai beaucoup étudié l’homme & le peintre chez lui & tout se tient. Lemonnier qui a fait de fort belles pages sur lui d’ailleurs & qui a vu juste par moments l’a mal jugé parceque il a écrit Stevens à travers les histoires d’Arthur, parce qu’il n’a pas assez habité & vécu
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à Paris, dans ses intimités, pour savoir combien sont peu Parisiennes ces grandes « Stevensoises » & puis qu’il ne l’a pas suivi dans ses transformations & les influences que Stevens subissait. – Comme dessinateur, il a peu de finesse le dessin est énervé, maladroit. Avec Monziès nous avons gravé de ses tableaux, la couleur enlevée il n’en reste rien c’est lourdeau & il faut le rectifier même pour obtenir un résultat présentable. J’entends par rectifier enlever « les lourdeurs » qui sont dissimulées par la séduction de la couleur. Somme toute je le trouve en résumé : unexcellentpeintre, admirablemême en ses bons jours, – un artiste secondaire, un moderniste restreint. Comme peintre Courbet est d’une autre envergure ! Comme artiste les Millet, Rousseau, Delacroix, Daumier, Gavarni & cinquante autres de son temps sont à mille pieds audessus de Stevens.
Il y a deux ans, je me promenais avec Neuville, au Salon & Fromentin vint à nous. Neuville partit et je me mis à parler modernité avec cet homme dont l’esprit était si élevé, l’intelligence si nette & si grande. Je parlais de Stevens, du mouvement naturaliste &c tout d’un coup (je ne sais ce que j’avais dit qui avait pu le blesser) Fromentin s’emporta me prit brusquement le bras & me dit : Vous m’embêtez avec votre « modernité » ! « et Stevens & De Jonghe & tous ceux là ! certainement il faut peindre son temps, je le sais bien ! mais il faut en rendre avec les aspects matériels qui sont les aspects scéniques, le décor, les personnages aussi !! Et surtout !! il faut en rendre les mœurs, les sentiments avant les costumes & les accessoires. Ces choses-ci jouent un rôle aussi mais absolument
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secondaire. On ne me persuadera jamais qu’une femme qui lit une lettre dans un robe bleue, une dame regardant un éventail dans une robe rose, une fille levant les yeux au ciel pour voir s’il pleut dans une robe blanche constituent des cotés bien intéressant de la Vie Moderne. Je regarde cela avec plaisir, les robes sont des merveilles d’exécution, les Chinois de la tapisserie sont parlants, on prendrait le thé dans les Vieux Japons & le paravent est à lui seul un poême, mais la « fameuse Modernité où es-t-elle ? – Dix photographies d’album me donneront la dose de modernité incluse la dedans ! D’autant plus ! que : la dame, la demoiselle & la fille ne sont pas prises sur le fait mais sont amenées à cent sous la séance dans l’atelier pour revêtir les susdites robes & représenter « la Vie Moderne » ! C’est comme si j’avais pris le marchand de dattes de la rue de Rivoli si je lui avis mis une chibouque dans les pattes & si j’avais peint toute l’Algérie d’après ce Juif tunisien !!! C’est aussi bête que cela ! La Vie Moderne où es-t-elle dans tous ces tableaux que Worth eut peint s’il avait eu un tempérament de peintre ? – « La Vita, la VITA !! » criait Fromentin, le monde est la, il rit crie souffre s’amuse & on ne le rend pas ! – Moi j’étais un contemplatif & je suis allé vers l’Orient vers les pays calmes & grands, dans la vie primitive. Si ma vie était à refaire je ferais peut être autrement (!!!) mais enfin j’ai rendu les aspects & les passions
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les dernières grandeurs d’une race qui s’en allait & c’est encore de mon siècle. Et puis... et puis je n’ai pas passé ma vie à peindre la matière inerte ! » – Et Fromentin me quitta. Il me rattrapa & il me dit sur l’escalier : « Je ne veux pas dire qu’il faille avoir beaucoup d’esprit, mais voir l’esprit des choses qui est énorme & découle de toute la Nature, comme l’eau découle des fontaines, mais voyez comme ces peintres de modernité de « Modesnité » plutôt sont bêtes ! J’étais chez l’un d’eux il y a huit jours entre une petite fille de vingt ans, l’air canaille, un moutard morveux fabriqué dans les lieux de le Reine Blanche à la main, jolie comme tout, & pour un sou de noir de fumée aux yeux : superbe à faire pour un « voyant ». Le peintre la fait se débarbouiller, donne un sou au moutard, le flanque dans le coin jette une belle robe de velours sur cette catin lui met un bibelot dans les pattes & cette salope, si jolie à peindre en salope, devient « une Dame regardant une chinoiserie » !! La Modernité mon jeune ami, la Modernité !! – Il fallait aller chez une vraie dame si on voulait peindre une Dame ! mais cela n’empêchera pas « le frère » de raconter aux Belges que c’est la comtesse Poniatowska qui a posé !! (Textuel mon Cher Hannon absolument textuel, En rentrant & pour ne pas perdre cette belle & rude leçon j’ai pris une feuille de papier
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& j’ai sténographié cette conversation qui m’a été bien profitable & le sera surtout. Je te la certifie textuelle dans ses moindres mots. Elle ne me sortira jamais de l’esprit. De cette conversation de Fromentin j’en ai touché un mot à Lemonnier & je lui en raconterai d’autres quand je le verrai car il a l’esprit lui aussi trop voyant pour ne pas voir à un moment donné & je crois qu’il n’a pas vu juste dans son article sur Stevens.
L’Exposition Belge est belle. Elle est en outre très bien « arrangée » bien éclairée & confortablement établie. On a tiré de ce local désagréable tout ce qu’on pouvait en tirer. Elle est mieux que les autres ; Rousseau triomphe & c’est justice. –
Viens voir cela & préviens-moi de ton arrivée deux ou trois jours à l’avance –
Bien à toi et à bientôt
Comprendras-tu cette lettre écrite au galop & pleine de ratures ? – Je n’ose pas relire ! Enfin Comprends si tu l’oses !!
Je te serre la main de vieille amitié Mes compliments je te prie à ce vieux Camille. – du reste je vais lui écrire un mot.
Fely
Ne vois dans tout ce bavardage que ce qui est mon cher Théo,
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c’est à dire une conversation entre nous, sur Stevens, – il y a longtemps que je veux te dire mon opinion sur son art & je te la dis voilà tout. Je ne veux pas « démolir » Stevens, – je ne songe pas à ces choses là & cela ne me viendra jamais à la pensée mais il est de dire de temps à autre son opinion sur les hommes & les choses & a en converser à l’amiable.
Montre ma lettre si tu veux à Camille, cela m’évitera de lui écrire des redites. J’ai une foi en art – mes croyances sont partagées par les gens qui s’appellent Bastien Lepage, Degas, Gerveix, Béraud, Manet & cent autres, ce que nous croyons & ce que nous espérons c’est d’arriver à un art qui serait presque l’opposé de celui de Stevens, voilà où nous en sommes ! – L’art de la vie & de toutes ses manifestations & de toutes ses passions, – faire tout ce qui vous frappe & ne pas s’enfermer dans de petites « spécialités » presque niaises. – Petit art petit art tout les « spécialités d’intérieurs & de bibelots – & cela n’empêche pas de bien peindre ! – le mieux que l’on peut !! Si c’est bien peint tant mieux. Si c’est mal peint il restera quelquechose au dessus de la peinture matérielle : la vie ! –
Suppose un Stevens mal peint !!!!!!!!!!!!! Il y a au musée de Stockolm une tête de Christ de Matsys – mal peinte –, c’est le plus inoubliable chef d’œuvre du monde ! – Quelle soit de Matsÿs ou d’un Suédois qu’est ce que cela me fait !! Inoubliable !!
F. R.
Et l’homme à la houe de Milletmal peint est ce que l’école française a produit de plus élevé au 19e siècle.
Garde ma lettre, j’en ferai un jour un article sur tout cela ou tu le feras car toi & Camille vous penserez comme moi avant qu’il soit longtemps & quand les « Arthur » ne vous empaumeront plus pour les besoins de leur « magasin ».
Détails
Support
3 feuillets, 12 pages, Vergé, Crème.
Dimensions
127 - 131 - 130 x 379 - 386 - 375 mm
Mise en page
Écrite en Plume Noir.
Copyright
AML
Personnes citées

Félicien Rops
Henry De Groux

Camille Lemonnier

Théodore Hannon
Édouard Manet
Gustave Courbet
Edgar Degas
Mariano Fortuny y Madrazo
Jean-Baptsite Rousseau
Ernest Slingeneyer
Pierre Paul Rubens
Jules ou Jean-Georges Vibert
Rembrandt Harmenszoon van Rijn
Raphaël
Jan Steen
Arthur Stevens
Jean Béraud
Honoré Daumier
Paolo Caliari
Louis Monziès
François Rabelais
Mathurin Régnier
Jean-François Millet
Jacques Callot
Eugène Fromentin
Jules Bastien
Honoré Balzac
Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni
Jordaens
Gustave De Jonghe

Eugène Delacroix
Jacques Emmanuel Prosper Crabbe
Henri Gervex
Paul Gavarni
Joshua Reynolds
Ludwig Knaus
José de Ribera
Francisco de Zurbarán
Antoine Vollon
Vanderdonck
Giovanni Boldini
Diego Rodríguez de Silva y Velázquez
Alphonse de Neuville
Charles Frederick Worth
Jan Metsys